Born in Paris in 1996

Lives and work between Paris and London

ABOUT

 

 

Ornella Pacchioni est née en 1996 à Boulogne Billancourt. Elle intègre l’Atelier de Sèvres en Intermédia puis est reçue à la Saint Martins School of Arts, à Londres, où elle étudie pendant quatre ans dans la section 3D et obtient son bachelor de Beaux Arts avec félicitations du jury en 2019. Ornella part un an à l’étranger, curieuse de découvrir d’autres techniques et milieux artistiques : en Italie pour apprendre l’art de la céramique puis­­ en Espagne au sein d’un projet artistique local et en tant que résidente dans deux galeries internationales à Berlin et à Los Angeles où elle construit une pratique sans frontières.

Passionnée par la mise en relation de toutes les formes artistiques, Ornella se lance dans l’écriture et réalisation de films et d’ouvrages. Elle nourrit ses écrits de références visuelles contemporaines au monde de l’édition, du design et de la musique. Ornella base maintenant son travail à Paris mais garde un esprit cosmopolite en constant dialogue entre l’Angleterre, la France et l’Italie. Elle s’investit dans des projets culturels diverses avec la volonté́ d’apporter la poésie de sa réflexion au cinéma comme aux livres, sculptures, décors et vidéos qu’elle invente et met en scène sans cesse.

STATEMENT FR.

Mon travail est toujours ludique. Il évolue autour de la notion d’équilibre entre l’humain et son environnement.

Inspirée par les mouvements que la société nous impose, je crée des œuvres illustrant mon voyage de vie. Avec un regard joueur, je considère les obstacles du quotidien ainsi que nos dérangeants dilemmes intérieurs.

Afin de troubler notre recherche constante d’équilibre et obsessif besoin de définition, j’assemble des formes, textures et images appartenant à différents milieux et les éloigne de leur fonction première. Je me plais alors à travailler des matériaux bruts et rigides comme le métal tout en étant inspirée par des outils presque enfantins comme de l’argile colorée.

Dans l’atelier, je suis double, entre un travail sérieux d’artisan respectueux de la matière et une réflexion presque ironique où chaque objet devient un détail moqueur. De fragiles peaux de bananes en céramique entourent une flaque d’huile en métal rappelant une farce populaire.

La structure linéaire de mes sculptures évoque le mouvement d’un corps en équilibre. Par le geste de la main, elle s’exporte sur la surface de mes dessins peints. Représentant d’abord ‘le chemin à suivre’, la ligne se transforme alors en gribouillis fluide, sans début ni fin, créant un nœud indémêlable. Métaphore de l’absurdité de nos schémas mentaux ainsi que de cette sensation d’être pris au piège d’un infini grand huit. Les œuvres sont souvent placées au sol, pour être dans le même espace que le spectateur. Ainsi, les ‘obstacles’ lui paraissent plus proches mais aussi plus obsolètes.

Fascinée par cet état d’entre-deux existant chez l’humain, l’univers que je développe est fait d’oppositions : violent et attirant, réel et menteur, joueur et sérieux. Il cherche l’équilibre parfait, pour la plupart du temps pourtant instable.

STATEMENT EN.

My practice evolves around the notion of balance between the human and its environment.

Reflecting on the concept of ‘wandering lines’, I am inspired by the movements society imposes on us. With a playful gaze, I look at everyday obstacles to create artworks illustrating my journey through life while considering deeper mental struggles.

To question our constant quest for balance and need for settle definition, I assemble shapes, textures and imageries belonging to different milieus and divert them from their primary function. I am therefore attracted to rough and brutal materials, such as metal, while enjoying delicate ceramics and primary colours, almost in a pathetic manner.

The slide and ladder are concepts that inspire me as I can deconstruct and combine these two opposite notions into a hybrid and useless object. I reuse their linear structure in my pieces to depict the correct path to follow. They become loose lines, most of the time without beginning or end, standing in a fragile arrangement. Each installation is based on this unsteady linear structure, in search for another element to rely on. It recalls the movement of a balancing body in a cyclical up and down.

In the studio, I am double too. I evolve back and forth between the work of a serious artisan respectful of the technics and an ironic reflexion turning every object into a teasing detail. Writing, reading and listening are ubiquitous to my practice. I attach a lot of importance to popular sayings and overheard sentences. They eventually become a source of inspiration coming from a global imagery to illustrating personal situations. From them, I create reproductions in ceramics to give life to absurd scenari. The objects are spread on the floor so that they belong to the audience space, almost inviting the spectator to step in this fictional universe while cheekily keeping it at distance because of their frail aspect. They consequently belong to an in between state, challenging our preconceived ideas of falsehood and authenticity.

 

Fascinated by this state of in-betweeness existing in human character, the world I create is full of opposites: brutal and attractive, real and fake, ludic and serious. It is constantly reaching for balance, however most of the time unsteady.